English version
L'histoire se déroule une dizaine d'années après Les quatre filles du docteur March. Jo s'est mariée avec le professeur allemand Fritz Bhaer, et habite maintenant l'ancienne maison de sa tante Marthe (Plumfield) où elle a fondé une école qu'elle dirige avec son mari en appliquant des méthodes "modernes" d'éducation. Cours "d'éveil" en plein air, sports, jeux et activités "responsabilisantes" sont le lot quotidien des enfants que Jo accueille ou recueille; l'objectif étant pour elle de développer leur personnalité et leur autonomie, afin que chacun d'eux "trouve sa voie". Tout se passe plutôt bien et on peut dire qu'il fait bon vivre à Plumfield jusqu'au jour où arrive un nouvel élève: Dan, un adolescent qui a passé la majeure partie de son enfance dans les rues de Boston et refuse maintenant de se soumettre à toute autorité.
Le grand point fort de Petite bonne femme est probablement ses grandes qualités techniques et son splendide character design. Yoshiharu SATÔ, le dessinateur de Pollyanna, qui assuma aussi le rôle de directeur de l'animation dans Totoro et Omohide poro poro (deux grands classiques du studio Ghibli) a signé ici un des ses tout meilleurs travaux. Si certaines WMT bénéficient de visages plus expressifs, très peu atteignent une telle harmonie des formes, et voir ces splendides enfants évoluer sur l'écran est un plaisir renouvelé à chaque épisode.
Vous l'aurez sans doute compris en lisant le résumé, l'histoire est centrée sur le thème de l'éducation. L'école de Plumfield trouve son origine dans un vieux rêve d'Amos Bronson Alcott, le père de Louisa May Alcott (l'auteur du roman original Little Men). Ce célèbre philosophe du 19ème siècle s'était opposé aux méthodes d'éducation de son époque, qui ne respectaient pas selon lui les goûts et la personnalité des enfants, et ne leur permettaient de réellement s'épanouir. Son modèle d'école idéale a été repris par sa fille Louisa May dans son roman, puis par Nippon Animation dans cette série. Les épisodes racontent ainsi souvent de petites histoires où Jo, confrontée à un problème avec "ses enfants" lui cherche une solution amusante et originale, en accord avec ses principes. De petites histoires avec une morale à la fin qui rendent la série un peu décousue et ont eu du mal à captiver mon attention. Les personnages et les situations auxquelles ils sont confrontés sont souvent trop simplifiés, et Petite bonne femme n'a pas selon moi la profondeur des meilleures WMT. Le plus gros problème est sans doute que tout se passe "trop bien", et que Jo n'a souvent que peu de difficulté à résoudre les problèmes que ses élèves lui posent, rendant l'ensemble assez peu réaliste. Le seul personnage à lui donner du fil à retordre est Dan, et les épisodes où il joue un rôle central sont de loin les meilleurs.
La série est arrivée en France en 1996 sur TF1; mais la chaîne arrêta sa diffusion avant la fin. Seul TMC (sur le câble en 1996) et Manga (sur le satellite en mars 99) ont ainsi diffusé Petite bonne femme en entier. La version française ne possède pas de générique chanté, mais un clip musical d'environ une minute.
"Petite bonne femme" est passé deux fois sur Italia 1 en juin - juillet 1995 et en août - septembre 1999. Elle possède un générique interprété par Cristina d'Avena, sur des images reprises de divers épisodes de la série.
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Frédéric Goetzinger
(goetz@starnet.fr) Ouvert le 30 mars 1998 - dernière mise à jour: 23 septembre 2001